HISTORIQUE : Le derby du 5 Novembre 2017

fekir

Retour sur le derby du 5 novembre 2017

Chers amis,

Après la publication de notre première vidéo qui on l’espère vous aura plu, Sciences Sports se devait de donner de ses nouvelles. Pour cela, il nous faut vous conter une histoire, l’histoire d’une rivalité fratricide entre 2 voisins, l’un vivant sous la terre, dans les usines, dans les campagnes, l’autre éternel bourgeois, vit naître les « frères lumières ». Vous l’avez compris, il s’agit de narrer le récit de bien plus qu’un match, il s’agit de narrer l’Histoire avec un grand H, l’histoire d’un derby entre Lyon et Saint-Etienne, qui a écrit son 115ème volet dimanche dernier.
Si l’encre, et les pleurs stéphanois ont déjà coulé, retraçons le fil rouge d’un derby historique…

Le résumé du match en 2 min :

Dès l’entrée des joueurs, la tension monte, les tifos stéphanois donne le ton, le plus frappant arbore en 7 lettres symboliques, tous les sentiments d’un soir : « LA HAINE ». Trop intense, l’effervescence des tribunes atteint son paroxysme lors du coup d’envoi. Le jeune prodige lyonnais Aouar n’a pas le temps d’effectuer sa deuxième passe que le stade est déjà immergé sous un grand nuage de fumée (provoqué par une quantité impressionnante de fumigènes), impossible de continuer dans ses conditions, 30 secondes après le coup d’envoi, voilà que le match est déjà en sursis.
Un peu moins d’une dizaine de minutes plus tard, le match reprend, les 10 premières minutes scelleront alors le sort des deux équipes. Plus entreprenant, les Stéphanois sont à deux doigts de mener, bien emmené par une belle passe de Pajot, Hamouma, coutumier du fait, se retrouve seul face au gardien et manque son face à face, une action qui à ce stade là du match est une erreur impardonnable, ils s’en mordront les doigts pour des décennies.
Sur le corner qui suit, ce même Hamouma dévie complétement son centre, Fekir récupère le ballon, démarre en contre et trouve Aouar. Celui-ci sert Depay sur sa gauche. Le Néerlandais tire entre les jambes de Pierre-Gabriel et trompe Ruffier. Pour couronner le tout, le malheureux se blesse sur son centre et se voit contraint de sortir, remplacé par celui dont on a cessé d’espérer quoi que ce soit, la fusée norvégienne, la bête noire des contres favorables, dénommé Söderlund. 1-0 puis 2-0 à la 25ème minute, Fékir, s’extirpant du milieu stéphanois décoche une frappe précise du gauche aux 20 mètres qui trompe Ruffier sur sa droite. Rien à signaler pour cette fin de période, les lyonnais très réalistes sont dominés par des Stéphanois à la possession stérile.
Au retour des vestiaires, la formation de Bruno alias « Pep » Genesio repart sur un rythme plus intensif. Sur le terrain le capitaine Lyonnais Nabil Fékir fait encore parler de lui, ses gestes techniques et sa vitesse ne plaisent visiblement pas au jeune défenseur Léo Lacroix qui, d’un tacle dangereux et non maitrisé renverse Fékir sur le bord de la touche, ce dernier est expulsé pour cette faute revendiqué par Daesh. La soirée cauchemardesque des verts, réduits à 10 commence alors… A la 58’, sur un beau centre de Tete, Mariano Diaz esseulé au second poteau pousse le ballon du droit au fond des filets. 3-0 Les minces espoirs stéphanois s’envolent alors. 7 minutes plus tard, sur un nouveau contre lyonnais, Diaz trouve Traoré côté droit. Le Burkinabé élimine Maïga d’un crochet intérieur avant d’ajuster Ruffier d’une magnifique frappe croisée du gauche. 4-0

Le fait du match :

Mais le meilleur (ou le pire) restait à venir, continuant d’insister, les lyonnais face à des verts impuissants enchainent les occasions, à la 84ème minute, Fékir, servi par Mariano se retrouve seul face à Ruffier, le numéro 18 Lyonnais a tout juste le temps de sentir l’haleine « mentos pure fresh » de son adversaire avant de le crucifier d’une feinte déposant le ballon au ras du poteau droit. C’est la célébration de ce dernier qui va tout changer, entrainé par la joie, et à la manière de Lionel Messi, il enlève son maillot et le présente fièrement devant le KOP Stéphanois. Répondant à la provocation les supporters surmontent les barricades et envahissent le terrain, le match est alors arrêté pour la deuxième fois. A l’annonce de la suspension du match, les supporters stéphanois continuent de quitter Geoffroy Guichard, le stade se vidant peu à peu…Après de longues discussions le match ne reprendra que 40 min plus tard et pour seulement 5 minutes de jeu de passes à l’arrêt.

Mais l’essentiel est ailleurs, 5-0 c’est la plus large victoire de L’OL contre l’ASSE. « Un derby ne se joue pas, il se gagne », mais ce Dimanche, l’Olympique Lyonnais a fait bien plus que seulement le gagner, il a fait du 5 novembre 2017, le jour ou tout un groupe, emmené par son capitaine, a fait chavirer une équipe, un stade, une ville.

Victorien